Vous dirigez un hôtel ou un groupe hôtelier ? La RSE s’impose désormais comme un élément clé pour vos clients et vos équipes. Vous souhaitez en comprendre les impacts stratégiques et opérationnels?

En parallèle de l’article généraliste dédié au rapport RSE en entreprise, celui-ci traite spécifiquement les préoccupations liées à la RSE en hôtellerie, et couvre :

  • ce que la démarche RSE exige concrètement dans l’exploitation d’un hôtel, service par service, notamment sur le volet environnemental ;

  • les obligations réglementaires déjà applicables : loi PACTE, décret tertiaire, classement hôtelier, reporting CSRD ;

  • les principaux labels du secteur : Écolabel européen, La Clef Verte, Green Globe et Hôtels au naturel ;

  • la méthode pour mettre en place et suivre une démarche RSE.

Les trois piliers de la RSE appliqués à l’exploitation d’un hôtel

Toute approche RSE en hôtellerie s’organise autour de trois piliers : environnemental, social, et économique et sociétal. Ci-dessous, nous allons couvrir :

  • l’impact environnemental de l’établissement dans les trois premières sous-sections (énergie, eau, déchets) ;

  • le volet social dans la quatrième ;

  • le volet économique et sociétal dans la cinquième.

Énergie et émissions de gaz à effet de serre

Selon le bilan de l’ADEME publié le 27 septembre 2024, l’empreinte carbone du tourisme en France atteint 97 millions de tonnes de CO2 équivalent en 2022, dont 46 millions comptabilisées dans l’inventaire national (11 % des émissions de la France). L’hébergement, la restauration et les achats de biens touristiques représentent 25 % de cette empreinte.

Les postes d’émission sont connus : chauffage, climatisation, eau chaude sanitaire, éclairage, cuisine, blanchisserie, chauffage de la piscine. Pour les hébergements TPE et PME hors décret tertiaire, l’ADEME donne la répartition suivante : chauffage 32 %, eau chaude sanitaire 15 %, cuisson 13 % de la consommation totale, pour une moyenne de 74 000 kWh et une facture de 13 000 € HT par an et par établissement.

Le décret tertiaire (détaillé plus loin) impose aux bâtiments de 1 000 m² et plus une trajectoire chiffrée de réduction de leur consommation d’énergie finale. Au-delà de cette obligation, de nombreux acteurs du secteur ont engagé des actions concrètes de sobriété énergétique. Parmi elles, nous pouvons citer :

  • Accor - trajectoire de groupe ambitieuse avec un objectif de réduire ses émissions de 46 % d’ici 2030 par rapport à 2019, et d’atteindre le net zéro carbone d’ici 2050 ;

  • Barrière - extinction tardive des publicités lumineuses, température générale abaissée de 2 °C, eau des piscines abaissée de 1 °C, contrats renégociés pour passer à 50 % d’énergies renouvelables dès janvier 2023 ;

  • Ibis Styles Barcelone Centre - panneaux solaires produisant l’eau chaude sanitaire de tout l’hôtel ;

  • Summer Hotels Group - installation de pompes à chaleur dans trois hôtels pour 43 000 € HT subventions comprises.

Consommation d’eau

L’eau est mobilisée dans tous les services : chambres (douches, robinets, chasses d’eau), blanchisserie, cuisine, piscine et spa, arrosage des espaces verts, nettoyage des parties communes.

Deux spécificités marquent la consommation d’eau en hôtellerie :

  1. elle peut être multipliée par 5 entre basse et haute saison, ce qui rend un total annuel brut inexploitable tant qu’il n’est pas rapporté à l’occupation réelle,

  2. elle est largement affectée par des fuites, souvent invisibles, qui peuvent alourdir fortement le bilan de consommation. A titre d’exemple, une chasse d’eau défaillante dans un foyer peut perdre jusqu’à 220 m³ par an, soit environ 1 000 € au prix moyen de l’eau (4 à 5 €/m³). Dans un hôtel de plusieurs dizaines de chambres, quelques fuites inaperçues représentent vite plusieurs milliers d’euros par an.

Les leviers de réduction sont déjà intégrés sur le terrain : mousseurs et réducteurs de débit (Summer Hotels constate une économie de l’ordre de 20 %), chasses de 3/6 litres à double commande, linge changé à la demande, consigne aux équipes d’étage de ne plus tirer la chasse lors du contrôle des chambres, couverture des piscines, récupération des eaux de pluie et réutilisation des eaux grises. Les seuils de débit fixés par les labels, détaillés plus loin, servent de référence pour dimensionner les équipements sanitaires.

Sur les fuites, la pratique va vers l’installation de sous-compteurs. En effet, un compteur d’eau connecté sur un point d’eau permet d’identifier de manière précise et en temps réel une fuite, ainsi que de suivre les consommations d’eau par pôle pour faire des bilans. Un outil de détection des fuites assure la préservation de la ressource en eau en s’intégrant aux pratiques de gestion courante d’un hôtel.

Déchets, gaspillage alimentaire et achats responsables

En France, les obligations liées au tri des déchets portent sur 9 flux : papier et carton, métal, plastique, verre, bois (tri « 5 flux » depuis 2016), fraction minérale et plâtre (depuis juillet 2021), textiles (depuis le 1er janvier 2025) et biodéchets (pour tous les producteurs sans seuil depuis le 1er janvier 2024). Cette obligation vise directement la cuisine d’un hôtel-restaurant. A noter : un label ne dispense pas des obligations légales ; La Clef Verte n’impose par exemple que 3 flux, ce que l’ADEME qualifie de minimaliste.

Sur le gaspillage alimentaire, les pratiques des hôteliers ont beaucoup évolué : plan de réduction, plats conçus selon les stocks et les cours du jour, petit-déjeuner servi à table, demi-portions au restaurant, dons ou ventes à bas prix des invendus. Côté produits d’accueil, la tendance va aux savons et shampoings solides ou en distributeurs, avec parfois un reconditionnement des savons usagés confié à une association.

Côté achats, les hôteliers ont aussi adopté avec dynamisme des pratiques plus durables : produits d’entretien labellisés achetés en grand format, achats groupés pour limiter les livraisons, papier et textiles écolabellisés, produits alimentaires locaux, de saison ou bio. L’arbitrage de coût est parfois réel, mais il joue souvent en faveur des hôteliers : les produits rechargeables peuvent permettre des économies de l’ordre de 30 à 50%.

Conditions de travail, formation et sécurité des équipes

Le pilier social couvre la qualité de vie au travail, la diversité et l’inclusion, la politique handicap, l’organisation des horaires, la formation continue, ainsi que la sécurité au travail.

Quelques exemples de mesures concrètes : mutuelle prise en charge et abonnement en salle de sport, plusieurs jours de repos consécutifs, fin des coupures, logements pour saisonniers et stagiaires, formations annuelles, recrutement volontariste de seniors.

Le personnel en contact avec la clientèle portant la qualité de service, les former, les fidéliser et les faire évoluer réduit la charge de recrutement.

Fournisseurs locaux, parties prenantes et rentabilité

Le pilier sociétal et économique se réfère à l’impact d’une entreprise sur ses fournisseurs et son territoire. En passant par des fournisseurs et producteurs locaux, des partenariats équitables, l’emploi local et le soutien à la chaîne de production et de services, un hôtel peut établir des relations directes fortes qui préservent par ailleurs sa rentabilité et sa flexibilité.

Le cadre applicable aux hôtels : obligations réglementaires, classement et labels

L’application d’un cadre RSE comporte trois niveaux qui se superposent pour un hôtel : ce qui est imposé par la loi, ce qui conditionne l’obtention des étoiles, et ce que l’établissement choisit de faire certifier.

Les obligations réglementaires : loi PACTE, décret tertiaire et reporting de durabilité

Trois textes encadrent la démarche, avec des périmètres différents :

  1. La loi PACTE du 22 mai 2019 (article 169, complétant l’article 1833 du code civil), en vigueur depuis le 24 mai 2019, énonce que « la société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Cette règle vaut pour toute société, quelle que soit sa taille : elle s’applique donc à un hôtel indépendant exploité en société, pas seulement aux grands groupes. La même loi crée aussi, à son article 176, le statut de société à mission. Une société peut, si elle le souhaite, inscrire dans ses statuts une raison d’être et des objectifs sociaux et environnementaux, vérifiés périodiquement par un organisme tiers indépendant : ce n’est pas une obligation qui découle de l’article 1833, mais une démarche volontaire. La loi PACTE ne formule aucune obligation distincte spécifique sur l’eau.

  2. Le décret tertiaire (issu de l’article 175 de la loi ÉLAN), publié le 23 juillet 2019 et entré en vigueur le 1er octobre 2019, vise les bâtiments dont la surface d’activité tertiaire atteint 1 000 m², et cite expressément l’hôtellerie et la restauration. Selon l’article L174-1 du code de la construction et de l’habitation, chaque bâtiment concerné doit atteindre, pour 2030, 2040 et 2050, une réduction de sa consommation d’énergie finale de 40 %, 50 % et 60 % par rapport à une référence non antérieure à 2010, ou un niveau fixé en valeur absolue selon sa catégorie (objectifs modulables). Les consommations se déclarent chaque année sur OPERAT, plateforme de l’ADEME, avant le 30 septembre. A noter : ce texte porte exclusivement sur l’énergie, sans objectif sur l’eau.

  3. Le reporting de durabilité concerne un périmètre plus restreint. La directive (UE) 2022/2464, dite CSRD, a été modifiée par la directive (UE) 2026/470 du 24 février 2026, dite Omnibus I : le rapport ne vise désormais que les entreprises dépassant à la fois 1 000 salariés en moyenne et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour les exercices ouverts dès le 1er janvier 2027. La transposition française de la directive est attendue au plus tard le 19 mars 2027. En pratique, le rapport de durabilité ne concerne que les grands groupes hôteliers internationaux ; les entreprises sous ces seuils peuvent toutefois utiliser la norme volontaire VSME pour partager leur information en matière de durabilité. Le contenu du rapport est fixé par les normes ESRS, simplifiées par un acte délégué adopté par la Commission le 3 juillet 2026 et applicable aux exercices ouverts à partir du 1er janvier 2027. L’eau y relève de la norme ESRS E3, soumise à l’analyse de double matérialité : chaque entreprise apprécie elle-même si l’eau est un enjeu significatif, ce qui est le plus souvent le cas pour un hôtel (chambres, blanchisserie, cuisine, piscine). Si c’est le cas, elle doit déclarer ses prélèvements, ses rejets et sa consommation d’eau en m³. L’indicateur d’intensité (m³ par million d’euros de chiffre d’affaires) n’est en revanche plus obligatoire.

Les critères de développement durable du classement hôtelier

Le cas des hôtels classés est particulier. Tout hôtel de cette catégorie suit un texte de référence, l’arrêté du 29 décembre 2021 (en vigueur depuis le 1er avril 2022), fixant les normes et la procédure de classement des hôtels de tourisme. Ce référentiel élaboré par Atout France, est révisé environ tous les 5 ans ; une nouvelle grille est attendue en 2027. Le classement reste volontaire, mais largement suivi : 87 % des chambres d’hôtel en France étaient classées en 2022, et en juillet 2024, la Direction générale des Entreprises recensait 16 850 hôtels, dont 4 168 non classés.

Le chapitre « Environnement et développement durable » compte 27 critères (n° 217 à 243), dont 13 obligatoires pour toutes les catégories d’étoiles.

Les 13 critères obligatoires, tous « à justifier lors de l’inspection », portent sur les éléments suivants :

  • au moins une mesure de réduction d’énergie (217), d’eau (223) et de déchets (229)

  • la réduction d’eau des toilettes (225)

  • l’incitation à réutiliser le linge de toilette et de lit (226, 227)

  • le tri par les clients et par l’établissement (232, 233)

  • un produit d’entretien respectueux de l’environnement (236)

  • la formation du personnel (237), dont formation sur les économies d’eau

  • l’information sur les transports à faible impact (239)

  • au moins trois produits français ou en circuit court (240) et trois produits équitables ou bio (241)

Quelques points à noter : d’abord, les critères 233, 240 et 241 deviennent non applicables sans collecte séparée ou restauration sur place. Ensuite, parmi les critères optionnels liés à l’eau, l’utilisation d’eaux de substitution, pluie ou eaux grises est couverte par le critère 228. Enfin, le critère de formation (237, 5 points) exige au moins trois heures de formation du personnel permanent à l’énergie, l’eau et les déchets, preuves à l’appui (attestations, émargement, facture) ; les saisonniers relèvent d’une simple sensibilisation (238).

Les labels environnementaux : Écolabel européen, La Clef Verte, Green Globe et Hôtels au naturel

Quatre labels aux logiques différentes structurent l’industrie hôtelière. Nous les présentons ici à partir des fiches de l’ADEME :

LabelNatureCritèresObtentionDébit sanitaireSuivi
Écolabel européenPublic, 1992, Commission européenne, ISO 1402422 obligatoires, 45 optionnelsTous les obligatoires + 20 points optionnels (+3/équipement : restaurant, espaces verts, salle de sport)Robinets/douches ≤ 8,5 l/min, chasse ≤ 4,5 l (toilettes installées pendant la licence)Mensuel ou annuel : énergie, eau et déchets par nuitée
La Clef VertePrivé, 1994~60 obligatoires, optionnels 5 % an 1, 10 % an 2Seuil de critères requis atteint75 % robinets 8 l/min, 75 % douches 9 l/min, 50 % chasses 6 lSuivi des consommations exigé
Green GlobePrivé, 199344 jeux de critères, 380 indicateurs (4 thématiques)50 % des indicateurs ; Gold/Platine après 5 ou 10 ansRobinets 5,6 l/min, douches 9 l/min, chasses 3/6 l, fuites recherchéesSuivi + critères sociaux
Hôtels au naturelPrivé, dédié aux hébergements situés dans les parcs naturels régionauxNon communiqué par la fiche ADEMENon communiqué par la fiche ADEMERobinets ≤ 8 l/min, douches ≤ 9 l/minSuivi des consommations d’eau exigé ; récupération d’eau de pluie et limitation de l’irrigation en option

Les critères de l’Écolabel européen sont fixés par la décision (UE) 2017/175, prolongés par la décision (UE) 2024/3179 et valables jusqu’au 31 décembre 2027. Les établissements labellisés sont consultables sur ProContact, la base de l’AFNOR.

Les trois premiers labels partagent des exigences communes : système de management environnemental, suivi des consommations d’énergie, d’eau, de déchets et d’achats, formation du personnel, information de la clientèle. Un hôtel qui ne mesure pas ses consommations ne peut pas constituer son dossier de labellisation. Hôtels au naturel partage le socle du suivi des consommations d’eau, mais ne détaille pas l’ensemble des autres exigences (formation du personnel, information clientèle, suivi des achats).

L’ADEME évalue ces quatre labels comme « Excellent choix » pour l’Écolabel européen, et « Très bon choix » pour La Clef Verte, Green Globe et Hôtels au naturel, avec une réserve sur Green Globe : il couvre, selon elle, les impacts environnementaux importants, à l’exception de l’épuisement de la ressource en eau. L’Écolabel européen encourage aussi EMAS ou ISO 14001 pour les fournisseurs.

Votre choix de labellisation dépend du profil de votre établissement et de l’avantage recherché auprès de la clientèle : l’Écolabel européen porte la légitimité d’un label public reconnu à l’international, La Clef Verte s’appuie sur un réseau large en France (plus de 2 400 établissements labellisés en 2025), et Green Globe couvre un périmètre social et économique plus étendu, reconnu par le Global Sustainable Tourism Council.

Mettre en place une démarche RSE dans un hôtel

La mise en place d’une démarche RSE et sa mise en œuvre dans la durée, suivent quatre étapes :

  1. l’état des lieux,

  2. la définition des objectifs et des indicateurs,

  3. l’implication des équipes,

  4. le suivi et la communication.

Elle se formalise à travers des engagements, objectifs mesurables, indicateurs de performance, responsable et échéance pour chaque action, et doit impliquer tous les niveaux, de la direction aux équipes de terrain. La mise en œuvre n’est pas sans défis, et les enjeux ne sont pas seulement environnementaux. Les freins les plus fréquents : des investissements initiaux parfois significatifs, des bénéfices pas toujours visibles à court terme, une résistance au changement en interne ou côté clients, des réglementations différentes d’un pays à l’autre qui demandent de comprendre les enjeux et risques. Toutefois, les bénéfices sont concrets:

  • Attractivité et fidélisation des talents

  • Accès facilité aux marchés et appels d’offres

  • Conditions de financement améliorées

  • Réduction directe des coûts d’exploitation

  • Renforcement de la confiance client

  • Anticipation réglementaire

  • Différenciation concurrentielle

  • Résilience à long terme sur les ressources

Établir l’état des lieux des consommations et des pratiques

Commencez par analyser le contexte opérationnel de votre établissement (taille, saisonnalité, services, objectifs). Rassemblez ensuite 12 mois de factures d’énergie et d’eau, relevés de compteurs, volumes de déchets et achats, en répartissant si possible les consommations et données par usage. A ce stade, la finesse des données collectées détermine la justesse de la stratégie RSE que vous allez développer, c’est pourquoi nous recommandons autant que possible, concernant les consommations, de les mesurer par poste avec des sous-compteurs.

Pour structurer l’ensemble de la démarche, notamment les volets social et de gouvernance, nous vous recommandons de suivre les sept thématiques de l’ISO 26000 : gouvernance, droits de l’homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, consommateurs, communautés et développement local, avec une cartographie des parties prenantes et de leurs attentes. Le portail RSE et les conseils des CCI sont deux ressources publiques et gratuites pour lancer une démarche.

Fixer les objectifs et les indicateurs de suivi

Chaque indicateur doit être rapporté à l’activité : kWh par nuitée, litres d’eau par nuitée, kilos de déchets par nuitée, part des achats locaux ou labellisés.

Concernant vos consommations d’eau, celles-ci variant selon la saison, un total mensuel brut ne permet aucune comparaison fiable ; il est donc important d’entrer dans le détail des postes et de pouvoir avoir une vision à l’unité (de chambrée, nuitée, poste d’utilité etc.).

Impliquer les équipes de l’hôtel

Votre démarche RSE ne peut être gagnante que si elle est bien communiquée comme un projet collectif, qui fait des équipes les relais de la transition, pas les exécutants d’une décision descendante, avec idéalement des indicateurs de performance clairs et des bénéfices générés pour les équipes. Une démarche RSE perçue comme une contrainte réduira drastiquement son impact.

Quatre leviers peuvent vous être utiles dans votre démarche : sensibiliser et former les équipes; donner l’exemple au niveau des managers ; lancer des projets participatifs (tri, suivi des consommations, partenariats locaux, solidarité); valoriser les réussites en interne.

Suivre les résultats et communiquer en évitant les accusations de greenwashing

Pour que votre suivi devienne un levier de pilotage informant la stratégie, comparez les indicateurs par nuitée mois par mois et saison par saison. Conservez les preuves pour la visite de classement et l’audit de label. Chaque engagement communiqué doit être chiffré et vérifiable.

Un raccourci circule largement sur ce point, et mérite d’être précisé : un panneau invitant à réutiliser ses serviettes, dans un hôtel sans autre politique de gestion des déchets ou de l’énergie, est souvent pris à tort pour une preuve de démarche RSE. Cette affichette est en réalité un critère obligatoire du classement (226 et 227) : sa seule présence ne prouve aucune démarche au-delà du minimum réglementaire.

Face à la clientèle d’affaires, l’exigence monte d’un cran : des entreprises dont la politique RSE encadre les déplacements professionnels demandent des preuves ou des labels reconnus. Dans les échanges que nous avons avec nos partenaires hôteliers, un constat revient : certains grands groupes, via leurs services achats ou voyages, écartent désormais de leurs référencements les hôtels sans certification environnementale.

Du compteur d’eau au dossier de labellisation, sans relevé manuel

Nous venons de couvrir les piliers de la RSE en hôtellerie. Une partie de ces volets est désormais rendue obligatoire par le classement hôtelier comme par le décret tertiaire, et les grands labels du secteur imposent tous le suivi d’indicateurs de performance durable.

Dans un hôtel, l’eau reste le poste le plus difficile à suivre sans mesure continue : usages multiples non suivis, consommation qui varie selon la saison, fuites qui ne se voient pas. Willie peut vous accompagner simplement, en fournissant à votre établissement le compteur ou le débitmètre, le module de télérelève, et la plateforme de pilotage, compatibles avec votre parc existant.

Planifiez une démo avec Willie : en 30 minutes, nos experts regardent avec vous vos points de comptage réels (eau de ville, piscine, blanchisserie, cuisine) et vous montrent comment vos consommations remontent en continu, site par site, avec des alertes de fuite, pour alimenter vos indicateurs par nuitée et votre dossier Clef Verte, Écolabel européen, Green Globe ou Hôtels au naturel.